Le Jeu du Roi/Reine | Témoignage Séminaire intensif “Qui suis-je?” Juin 2016
1412
single,single-post,postid-1412,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,

Témoignage Séminaire intensif “Qui suis-je?” Juin 2016

Témoignage Séminaire intensif “Qui suis-je?” Juin 2016

Posted by Dominique Vincent in Non classé 21 Jun 2016

Témoignage par un participant, Marjaan sur les conséquences de sa participation aux séminaires intensifs « Qui suis-je ? »

Message de Marjaan ( pour info c’est un prénom masculin…)

Chère Marie-Anne, cher Dominique

Je me sens encore et toujours très près de vous par le cœur. J’ai souvent le souvenir du premier “Qui suis-je?” comme instant de re-naissance grâce à vous et à votre présence aimante. J’y reviens souvent, et, en même temps, je ne m’arrête pas là… Un exemple? : Depuis des années je “bute” sur le terme de Non-dualité: Je me casse la tête pour comprendre! J’essaye d’y réfléchir, d’être “intelligent”… j’y mets toute ma « bonne volonté »… Or c’est tellement simple : Dans la contemplation de la nature profonde de l’esprit qui est aussi celle du monde, il n’y a plus dualité! Il n’y en a jamais eu! Le terme même de dualité n’a jamais existé! Il n’y a qu’à contempler! C’est tellement subit, simple et banal que ça m’a fait éclater de rire!

“Je sais depuis des années la réponse banale à une question qui tourne et retourne dans ma tête…”: Absolument risible! Une bonne blague! C’est un peu ce que j’ai mis dans ce petit texte qui m’est venu en réflexion à un texte puissant de Suzuki. Incroyable est cette énergie que je mets dans la vie pour enfoncer des portes ouvertes! (quand il y a vraiment une porte!) Et en même temps quelle Merveille!

Votre ami Marjaan

Texte donné par José Le Roy sur son blog  EVEIL et PHILOSOPHIE

juin 2016.

« Sans la réalisation du satori, nul ne peut pénétrer la vérité du Zen. Le Satori, c’est l’éclair soudain d’une nou­velle vérité dans notre conscience, que l’on n’avait même pas imaginée jusqu’alors. C’est une sorte de catastrophe mentale, de bouleversement qui se produit brutalement, après que l’on ait longuement empilé les uns sur les autres toute une série de concepts intellectuels et de pensée discursive. La pile a dépassé la limite de la stabilité et tout l’édifice s’est écroulé. Or voici qu’un ciel nouveau s’ouvre totalement à notre vision…. Le satori survient à l’impro­viste, lorsque vous avez l’impression d’avoir épuisé toutes les ressources de votre être. Religieusement parlant, c’est une nouvelle naissance ; intellectuellement, c’est une rééva­luation des rapports au monde de l’individu.  Le satori est la raison d’être du Zen et sans lui le Zen n’est pas le Zen. Par conséquent tout son appareil, qu’il soit d’ordre doctrinal ou pratique, tend vers la réalisation du satori.”

D.T. Suzuki

Ce que j’ai répondu à ce texte, selon ma propre expérience :

Bonjour à tous.


Je rejoins ce blog depuis quelques semaines et je suis heureux de ce RDV régulier avec….qui? quoi?….Tout simplement avec la Réalité : la mienne, celle du Monde, y a-t ‘il une différence?
Ce texte de D.T. Suzuki sur la réalisation du satori me parle vraiment.
Je suis depuis longtemps adepte des séminaires de “Qui suis-je? ” et me trouve toujours aussi émerveillé de la rigueur de la sécurité et de la richesse de cette voie vers le sens fondamental de la présence au monde ( ou :  vers La nature fondamentale de l’Esprit. C’est la même chose )
Lors du premier séminaire, il y a 10-12 ans, alors que j’étais encore rempli de questionnements, de doutes et à la recherche d’une “méthode”, subitement après quelques jours d’efforts aussi intenses qu’inutiles j’ai été SAISI par la vision de ma véritable nature, et de la réalité du monde.
Ce ne sont pas les efforts entrepris qui ont permis de dévoiler cette vérité, mais la CESSATION même de ces efforts et le regard que j’ai alors porté vers ce ” Il n’y a plus rien là”

Or c’est là, dans ce “rien” que réside l’immense trésor.

Il est pour moi important de dire que j’avais aussi à ce moment, assise en face de moi, une personne fragilisée et en souffrance. J’étais dans une grande compassion et ouverture de cœur. Merci à elle pour ce qu’elle m’a donné!

Dire que cette vision a été instantanée, c’est encore introduire un repère de temporalité. Or il n’y a plus de temporalité! Juste la certitude que cela EST et a toujours été et sera toujours.
La seule chose à faire (quel vilain mot!) est de contempler et de rendre grâce, et contempler encore….
Je pourrais décrire cette vision en 3 mots, 3 mots maladroits qui ne rendent pas compte, loin de là, de la beauté et de la certitude absolue de cette Vérité.

Je témoignage ici que cette vision instantanée n’est absolument pas à “rechercher” par la suite.

Inutile et incongru. Je songe au ridicule de la situation: ” j’ai vécu une forme d’éveil tel ou tel jour et à telle heure, et depuis je cherche en vain à refaire la même expérience”

Non, je ne mets là aucune volonté. J’ai  la certitude que la source qui a jailli ne peut que rejaillir dans un instant nouveau et avec une eau renouvelée, sans intention de ma part mais avec ATTENTION et dans l’ouverture du cœur.
Dominique m’a aussi dit un jour: ” Un Satori est une scorie” Je le comprends dans ce sens: Ne pas chercher à revivre, juste garder vivant en moi la connaissance mentale que cela a été et que cela est donc à vivre en toute évidence et simplicité : Vivre INSTANTANEMENT.

Je tiens aussi à témoigner que cette vision renouvelée est à chaque fois comme une déchirure de mes défenses, un effondrement ressenti quasi physiquement (au niveau du plexus) de mes certitudes et craintes : de ma carapace.

Il y a un mur qui tombe, mais si je regarde plus profondément il n’y a pas de pierres ni de gravats et donc pas de mur: Oui, Il n’y a PAS DE MUR! Il n’y a Jamais eu de mur!

Je médite assis et en silence, et je médite aussi «activement ». J’emporte la méditation avec moi…De fait Je médite en marchant, en avançant dans la rue, en m’asseyant sur un strapontin du métro ou du RER, dans l’émerveillement de cet instantané et de la présence.

J’ai toujours ce sentiment délicieux d’entrer à chaque fois dans une maison fermée à clé et d’ouvrir volets et fenêtres et aérer tout.
Depuis  j’habite ma maison de lumière et me soucie moins des clés. Qu’a-t-on besoin de clés quand on habite dans sa propre maison ouverte sur la vie?

Merci José pour ta présence à un précédent séminaire chez Fabien. Encore une fenêtre ouverte!

Amitié à tous
Marjaan

Publier un commentaire